27. mai, 2014

Des mécaniciens et techniciens autos "certifiés"

20 mai 2014, 18:00

Les épreuves sectorielles confrontent des élèves aux exigences de leur secteur. Celle du secteur automobile quitte la phase pilote et embraie, avec le soutien des acteurs scolaires.

 

Le fonds sectoriel Educam testait depuis trois ans une épreuve de fin de secondaire avec quelques écoles. En 2013-2014, elle s’ouvre à tous les élèves qui terminent les options mécanicien ou technicien de l’automobile. « Plus de la moitié de ce public s’est inscrite », explique Alexis Roelandt, coordinateur partenariats d’Educam. Sur la base des profils sectoriels nationaux et des profils métiers créés par le Service francophone des Métiers et des Qualifications, elle est élaborée par des experts. Parmi eux, des enseignants : les coordonnateurs et formateurs des Centres de technologies avancées.
Cette démarche fait partie des actions inscrites dans une convention signée par Educam
et la Fédération Wallonie-Bruxelles. Et la Direction générale de l’Enseignement obligatoire
encourage les écoles à y participer, leur relaie les infos et aide au besoin à l’organisation.
L’inspection est présente. Robert Lahaye, inspecteur du secteur industrie, a donné son
aval : « Avant d’évaluer la réalisation d’un geste technique, cette épreuve teste les savoirs
nécessaires qui y contribuent, avec un éventuel debriefing et une remédiation. Et elle se
donne le temps nécessaire pour faire tout cela, parfois plus que dans les écoles ».
Cet avis vaut pour aussi les Technos Trophies.
L’Institut de Formation Postscolaire de l'industrie des fabrications Métalliques (IFPM) les
organise depuis plus de dix ans pour les soudeurs et les usineurs et plus récemment pour
les électriciens automaticiens et les mécaniciens automaticiens. D’autres fonds organisent
plutôt des concours, individuels, comme le championnat belge de coiffure, l’Electro challenge de Formelec pour les électriciens ou les organisations de Skillsbelgium, qui regroupe plusieurs fédérations… Pour rappel, chaque secteur professionnel est tenu de récolter une cotisation fédérale auprès de ses entreprises, via un fonds destiné à sensibiliser ou à former. Certains de ces fonds travaillent davantage sur le public professionnel et la formation continue, y compris des enseignants, d’autres
visent aussi la formation de base des élèves.
De plus, ces épreuves débouchent sur des « brevets » reconnus par les secteurs. Et elles
tiennent compte des unités d’acquis d’apprentissage pour les sections
qui appliquent la certification par unités.
Et, si l’école qui participe le désire, elle peut en faire une partie de l’épreuve de qualification.
Certaines le font déjà.
Enfin, « l’organisation d’épreuves sectorielles avec un public plus massif peut montrer l’écart entre le niveau des jeunes et les attentes des entreprises et permettre aux enseignants de faire évoluer leur formation, commente Patrick Beaudelot, du Cabinet de l’enseignement obligatoire. Ainsi, les résultats des épreuves sectorielles de mécanique seront analysés et communiqués aux écoles ».

 

Patrick Delmée, pour le magazine PROF

 

 

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Coordonnateur CTA Mons